Les défaillances d’entreprises ultramarines au 4e trimestre 2024

Outre-mer 14 mars 2025

L’IEDOM et l’IEOM publient les statistiques actualisées au 4e trimestre 2024 des défaillances d’entreprises relatives à l’ensemble des territoires ultramarins. En Outre-mer, on dénombre 2 354 défaillances d’entreprises sur l’ensemble de l’année 2024, soit une hausse de +1,9 % par rapport à 2023. Le rythme de croissance du nombre de procédures cumulées sur un an ralentit donc pour le quatrième trimestre consécutif. En France entière, la croissance des défaillances décélère également, mais demeure plus élevée (+17,4 % avec 66 121 procédures en 2024). Cette évolution d’ensemble masque d’importantes disparités selon les régions.

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Dans les départements d’outre-mer de la zone euro, les défaillances sont en hausse de 14,3 % en 2024, mais sont en ralentissement par rapport aux trimestres précédents. On y enregistre ainsi environ 2 000 procédures sur l’année. Cette hausse est portée principalement par La Réunion, où la hausse des procédures demeure forte (+29,5 % à 1 123 défaillances). En Guadeloupe, les défaillances progressent mais à un rythme moins soutenu (+8,6 %) avec 341 procédures. À l’inverse, la situation s’améliore en Martinique : le nombre de procédures recule pour la première fois en trois ans (-6,0 % à 440 défaillances).

Dans les collectivités françaises du Pacifique, il est observé à l’inverse un recul du nombre de défaillances en 2024 (351 procédures, soit -37,1 % sur un an). Il s’explique d’une part par la situation atypique de la Nouvelle-Calédonie qui enregistre une baisse sensible des défaillances (-35,3 % avec 259 procédures), en raison des dispositifs d’aides mis en place en soutien à l’économie pour répondre à la crise qui a affecté le territoire en mai 2024. D’autre part, la diminution des défaillances en Polynésie française se poursuit dans la continuité des trimestres précédents (-41,8 % en 2024, avec 92 défaillances).

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L’Institut d’émission des départements d’outre-mer assure le rôle de banque centrale dans les cinq départements d’outremer (Guadeloupe, Martinique, Guyane, La Réunion, Mayotte), ainsi que dans les collectivités de Saint-Pierre et-Miquelon, Saint-Barthélemy et Saint-Martin et des TAAF, dont la monnaie est l’euro. Il exerce ses missions de banque centrale « au nom, pour le compte et sous l’autorité de la Banque de France ». L’IEDOM exerce également des missions de service public qui lui ont été confiées par l’État. Par ailleurs, il assure le rôle d’observatoire économique et financier des économies ultramarines.

Marie AOURIRI - tél : 01 42 97 06 50 - mail : communication@iedom-ieom.fr

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